Fedora-Fr - Communauté francophone Fedora - Linux

Communauté francophone des utilisateurs de la distribution Linux Fedora.

  

Dernière news : Clap de fin pour Fedora 27

#1 Re : [F29] Matériel » [Résolu] lecture mp4 » Hier 13:58:08

Nicosss a écrit :

Avec smplayer, tu peux choisir d'utiliser le moteur multimédia mpv via les Préférences.

Je viens d'installer smplayer.

Ayant mpv installé mais pas mplayer, smplayer a de lui-même choisi mpv comme "moteur multimedia".

#2 Re : [F29] Matériel » [Résolu] lecture mp4 » 08/12/2018 23:24:49

Regarde cette doc: https://doc.fedora-fr.org/wiki/Lecture_ … m%C3%A9dia

Avec les versions récentes de Fedora c'est désormais gstreamer1 et non gstreamer qui est utilisé.

Il te faut donc installé les plugins pour gstreamer1.

Pour lire des mp4 de mémoire il te faut gstreamer1-libav disponible sur rpmfusion


En ce qui concerne smplayer, celui-ci s'appuie sur mplayer dont le développement est à ma connaissance arrêté. Une alternative est gnome-mpv qui s'appuie sur mpv, un fork de mplayer activement développé. gnome-mpv et mpv sont aussi disponibles sur rpmfusion.

#3 Re : Le comptoir du libre » le nouveau membre de rodrigue7973 » 05/12/2018 08:39:57

Ils ont franchi Quiévrain et ils nous envahissent !

Je plaisante, bienvenue à vous !

#5 Re : [F29] Installation des programmes » Vokoscreen installé.... » 01/12/2018 19:42:02

Même si la question du lancement de Vokoscreen est pertinente, le ton de cette discussion justifie que celle-ci soit fermée.

#6 Re : [F29] Support général » Freezes lors de ffmpeg -movflags +faststart » 29/11/2018 23:24:31

Quand pendant que le script s'exécute j'essaie d'utiliser une application: firefox, thunderbird, nautilus, .... j'ai des boites de dialogue:

"application" ne répond pas.
Vous pouvez soit attendre un peu pour continuer soit forcer l'application à quitter.
[ Forcer à quitter ] [ Attendre]

et mon système est très peu réactif même si je peux déplacer le curseur et donner le focus à une application.

Je récupère la main et un fonctionnement normal dans les secondes qui suivent la fin du script.

#7 [F29] Support général » Freezes lors de ffmpeg -movflags +faststart » 29/11/2018 22:45:59

didierg
Réponses : 6

Bonjour,

J'utilise un script basique qui fait appel à ffmpeg pour positionner les "moov atom" d'un fichier mp4 en début de fichier. Ce script traite tous les mp4 d'un répertoire, les fichiers en sortie étant placés dans un autre répertoire.

Mon problème est que durant la deuxième passe de ffmpeg, celle qui justement déplace les "moov atom", j'ai des freezes de mon système.

J'ai passé la mémoire de 8 à 16 GB, je suis passé d'un i5-2320 (4 threads) à un i7-3770 (8 threads), j'ai ajouté un sync à la fin de chaque itération sur un fichier mais j'ai toujours ces freezes.

Any help ?


#!/bin/bash

output="output-"$(date +"%Y%m%d-%H%M%S") 
mkdir $output

# rename original file
for filename in *.mp4
do
	if [[ ${filename} != *"original"* ]];then
		mv "$filename" "${filename%.*}"".original.mp4"
	fi
done

# movflags
for filename in *.mp4
do
	ffmpeg -i "$filename" \
	-hide_banner \
	-nostats \
	-vcodec copy \
	-acodec copy \
	-movflags +faststart \
	$output"/""${filename%.*.*}"".mp4"
	sync
done

#8 [F29] Support général » Paragon vs NTFS-3G » 24/11/2018 22:04:32

didierg
Réponses : 10

Bonjour,

Depuis des années, j'utilise NTFS-3G pour accéder à mon disque externe qui doit être en NTFS.

NTFS-3G n'étant pas très performant je m'interroge sur Paragon comme alternative: https://www.paragon-software.com/home/n … essional/#

Quelqu'un a-t-il testé et est-ce plus performant ?

Merci pour vos avis.

#9 Re : [F29] Matériel » ssd » 22/11/2018 21:06:55

VINDICATORs a écrit :
$ systemd-analyze time
Startup finished in 13.119s (firmware) + 2.065s (loader) + 4.538s (kernel) + 1.271s (initrd) + 13.185s (userspace) = 34.180s
graphical.target reached after 13.173s in userspace

Et sur mon fixe Asus P8Z77-V LE et i5-2320 CPU @ 3.00GHz

$ systemd-analyze time
Startup finished in 9.786s (firmware) + 5.451s (loader) + 1.433s (kernel) + 4.567s (initrd) + 10.116s (userspace) = 31.355s
graphical.target reached after 10.105s in userspace

Je suis étonné pas l'inversion des durées entre kernel et initrd

Une explication ?

#10 Re : [F29] Matériel » Comment installer kazam » 20/11/2018 14:48:18

jibel a écrit :

Salut nouvo09,
Justement non ? ah bon! comment  se débrouiller pour trouver cette astuce ? J'ai installé vokoscreen sans PB avec dnf .
Ça n'est pas avec le terminal  pour kazam même videostar, tout dépendra  des trucs en plus a jouter ou alors avec le Wiki made in fedora ? merci @+


Je réponds parfois aux messages de jibel... quand je les comprends !

#11 Re : [F29] Support général » [Résolu] Installe de fedora, problème de partitionnement, langue et clavier » 18/11/2018 00:28:41

jibel a écrit :

Ah j'oubliais, je suis avec un autre OS installé depuis  3/4 ans dans lequel il y a 10 environnements ( tous ne sont plus parfaits, bien sur) qui peuvent être lancés en  10 secondes et retour au bureau maître idem pour le temps de 10secondes ...Cet OS s’appelle Hybryde custom 14.04 Lts base de Kubuntu qui malheureusement n'est plus suivi !

On s'éloigne des problèmes d'installation de Fedora je ne vais donc faire qu'une parenthèse hors sujet.

Pour ma part, je cherche à avoir le maximum d'automatismes sur mon poste de travail.  A partir de là et sauf à avoir besoin d'effectuer régulièrement des tests avec différents environnements de bureaux, je ne vois pas l'utilité de disposer de 10 environnements différents. J'ai choisi l'environenment qui me semble le meilleur ou le moins mauvais pour mon usage et je m'y tiens même si ce choix est sûrement subjectif.

Quand j'ai besoin d'un autre environnement, par exemple pour répondre à une question sur le forum, je crée une machine VirtualBox dans laquelle j'installe le bureau dont j'ai besoin.

Sur la page Wikipedia consacré à Hybryde il est d'ailleurs dit:

Utilisation
Hybryde n'est pas adaptée, par sa grande consommation en ressources système, à un usage en production.
Elle est destinée à être utilisée sur clé USB lors de manifestations pour le logiciel libre, afin de présenter rapidement au public les différents aspects de Linux.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hybryde_Linux

Fin du hors sujet.

#12 Re : [F29] Support général » [Résolu] Installe de fedora, problème de partitionnement, langue et clavier » 17/11/2018 22:04:30

jibel a écrit :

J'ai cette connexion ethernet "enp4s0" jamais je n'ai eu ça dans mes autres installes en Belgique la connexion de fedora doit avoir son propre système qui dépends du système Belge qui apparemment n'est pas le même qu'en France ?
Est-ce que les fournisseurs d'accès  internet sont avec "enp4s0" indiqué chez Orange ou d'un autres fournisseurs Français  ou est précisé dans la connexion réseaux "cablé ethernet : connecté a enp4s0" ???


ens4s0 est juste ta carte réseau. Au bout du câble il y a le fournisseur d'accès auquel tu es connecté. En se basant sur l'adresse IP que t'a attribué ce fournisseur d'accès il est possible de savoir dans quel pays tu te trouves ce qui permet normalement de présélectionner la langue et le clavier.

Sauf qu'en Belgique dans une même rue tu peux avoir deux maisons connectées au même fournisseur d'accès avec dans l'une un flamand et dans l'autre un wallon.

Quand tu es en France et que tu fais l'installation connecté à un fournisseur d'accès français, anaconda te propose automatiquement de choisir manuellement entre trois langues:

Français
Brezhoneg - Breton
Catala - Catalan

Pour le coup les bretons et catalans défenseurs de leurs langues régionales ont été meilleurs que les flamands et les wallons.

Il y a là matière à ouvrir et à documenter un ticket pour une demande d'amélioration pour la Belgique.



La doc anaconda donne des indications sur le paramètre inst.geoloc:

2.4.4  inst.geoloc
Configure geolocation usage in Anaconda. Geolocation is used to pre-set language and time zone.
inst.geoloc=0 Disables geolocation.
inst.geoloc=provider_fedora_geoip Use the Fedora GeoIP API (default).
inst.geoloc=provider_hostip Use the Hostip.info GeoIP API

Voir: https://media.readthedocs.org/pdf/anaco … taller.pdf

Pour voir tes informations de localisation, il te faut connaitre l'adresse IP attribuée par ton fournisseur d'accès à ton routeur soit en te connectant à ce routeur soit en te connectant à un site comme https://www.geoiptool.com ou https://whatismyipaddress.com/

Une fois que tu connais cette adresse tu passes la commande suivante dans un terminal:

$ geoiplookup 86.252.121.20
GeoIP Country Edition: FR, France

#13 Re : [F29] Support général » [Résolu] Installe de fedora, problème de partitionnement, langue et clavier » 17/11/2018 15:34:56

J'ai fait un test dans une machine VirtualBox avec et sans réseau.

Sans réseau, l'installation me propose

Langage: English
Variante: English / US
Clavier: US

Connecté à internet en passant par un fournisseur français:

Langage: Français
Variante par défaut: Français (France)
Clavier: FR (OSS)

Le clavier sélectionné apparait après avoir cliquer sur "Continuer"

A la place de Français (France), j'ai la possibilité de choisir comme variante  Français (Belgique).

Pour la langue et ses variantes il y a donc le choix entre:

Deutch (Belgien)
Français (Belgique)
Nederlands (Belgïe)

Après avoir cliqué sur "Continuer" si j'ai choisi "Français (Belgique)" l'arrangement clavier par défaut est "be (oss)" qui correspondant à un clavier "Néerlandais (Belge)" mais j'ai la possibilité d'ajouter des arrangements.

Pour les arrangements claviers il y a donc le choix entre:

Allemand
Français (Azerty) - "fr (oss)
Néerlandais (Belge) - "be (oss)

Je pense donc que techniquement tout est là pour satisfaire toutes les communautés linguistiques aux niveaux langues et claviers.


Voir: https://linuxfr.org/forums/linux-redhat … elgian-wtf

#14 Re : [F29] Support général » [Résolu] Installe de fedora, problème de partitionnement, langue et clavier » 17/11/2018 14:56:11

frank2 a écrit :

Je suis surpris de voir que ce bug "d'affichage" est encore présent. Vu le délais depuis ces rapports de bug, je pense pas que ce ne soit près d'être résolu ...

Peut-être la conséquence des différents entre communautés linguistiques en Belgique...

#15 Re : [F29] Support général » Icon sur le bureau Gnome » 16/11/2018 09:48:02

Je viens de refaire un essai avec https://extensions.gnome.org/extension/ … top-icons/

Il y a des améliorations mas il reste beaucoup à faire.

#16 Re : [F29] Support général » Mise à jour de ce matin, RedHat subscription » 15/11/2018 22:29:06

Peux-tu poster le retour de la commande:

$ sudo dnf repolist all

#17 Re : [F29] Support général » virtualbox et les USB » 14/11/2018 22:34:14

Je viens de faire un nouveau test avec les guest additions fournies avec Fedora (5.2.18, 5.2.20 et 5.2.22), celles-ci ne supportent pas vboxsf et les dossiers partagés.

Il existe un akmod disponible sur RPMfusion qui fourni ce support.

Voir: https://bugzilla.redhat.com/show_bug.cgi?id=1576832#c1

Pour moi la solution la plus simple est celle que j'indique dans mon message précédent: enlever les guests addition fournies avec Fedora et tout installer à partir du site d'Oracle, à savoir programme, extensions et additions.

#18 Re : [F29] Installation des programmes » Problème d'installation de Java » 14/11/2018 12:43:10

Avez-vous l'absolue nécessité d'installer la version d'Oracle de Java et non la version open-source OpenJDK - https://openjdk.java.net/ qui elle se trouve dans les dépôts ?

Si c'est pour un cour la question mérite d'être posée au professeur ou au formateur.

#19 Re : [F29] Support général » virtualbox et les USB » 13/11/2018 15:37:26

madko a écrit :

Je dois me faire violence pour participer à un sujet Virtualbox, c'est dur vraiment.

Moi aussi du moins pour celui-là....

Bon il y a deux versions de VirtualBox, la version Oracle - https://www.virtualbox.org/ - et la version RPMfusion. Ce qui suit fonctionne avec la version Oracle, je ne connais pas la version RPMfusion et le meilleur moyen de perdre son temps est de mélanger les deux versions.

Donc pour utiliser les dossiers partagés avec la version Oracle à partir d'une machine virtuelle Fedora il faut:

Sur le host:

- télécharger et installer VirtualBox à partir de https://www.virtualbox.org/
- une fois VirtualBox installé, télécharger et installer l'extension pack à partir du même site

Il est ensuite possible de créer une machine virtuelle Fedora.

Sur la machine virtuelle Fedora:

- installer Fedora en bootant sur une image ISO
- une fois Fedora installé à partir de l'ISO la mettre à jour par

$ sudo dnf upgrade

- supprimer le rpm virtualbox-guest-additions par

$ sudo dnf remove virtualbox-guest-additions

(A ce jour je n'ai pas réussi à faire fonctionner les dossiers partagés avec la version fournie, je vais réessayer prochainement)

- installer les rpm nécessaires à l'installation des guest additions

$ sudo dnf install kernel-devel gcc make perl elfutils-libelf-devel

- télécharger l'image ISO VBoxGuestAdditions à partir https://www.virtualbox.org/
- insérer cette image ISO dans le lecteur virtuel
- exécuter VBoxLinuxAdditions.run à partir de cette image ISO
- vérifier que l'installation des additions s'est bien déroulée

$ cat /var/log/vboxadd-setup.log
Building the main Guest Additions module.
Building the shared folder support module.
Building the graphics driver module.

- ajouter l'utilisateur au groupe vboxsf

$ sudo usermod -aG vboxsf nom_utilisateur_sur_guest

- vérifier l'ajout

$ cat /etc/groups | grep vboxsf
vboxsf:x:979:nom_utilisateur_sur_guest

- redémarrer la machine virtuelle

$ sudo reboot now

- après le reboot vérifier que vboxsf est bien chargé

$ dmesg | grep vboxsf
[   21.561583] vboxsf: Successfully loaded version 6.0.0_BETA1 (interface 0x00010004)

Normalement à ce stade il est possible d'ajouter des répertoires partagés par l'interface utilisateur de VirtualBox et de les faire reconnaitre par le guest linux par la commande

$ mkdir point_de_montage
$ sudo mount -t vboxsf nom_du_partage point_de_montage

#20 Re : Le comptoir du libre » IBM Rachète RedHat! » 12/11/2018 23:45:36

cezame a écrit :

Si IBM met la main sur Redhat, quid du devenir de AIX ?

Le même que Solaris !

#21 Re : Le comptoir du libre » IBM Rachète RedHat! » 12/11/2018 08:47:16

Un article intéressant à voir dans le Monde avec les infographies qui l'accompagnent mais hélas réservé aux abonnés.

Extrait sans les infographies.

Comment Linux est devenu un enjeu stratégique majeur pour la Silicon Valley
Par Damien Leloup et Claire Legros

Publié hier à 16h30, mis à jour à 07h47

L’emblématique système d’exploitation libre est devenu un outil-clé de tous les grands groupes du Web, comme l’illustre le rachat de Red Hat.

Trente-quatre milliards de dollars, pour une entreprise dont le cœur de métier est de produire un logiciel téléchargeable gratuitement et sans publicité. En annonçant, ce 28 octobre, avoir racheté Red Hat, le géant du logiciel libre qui édite notamment RHEL, l’une des distributions les plus populaires du système d’exploitation Linux, IBM a réalisé la plus importante acquisition de son histoire. Red Hat, créée en 1993, a bâti un empire très efficace – son chiffre d’affaires a augmenté chaque trimestre depuis quinze ans. Son modèle économique est simple : un logiciel libre et gratuit, que n’importe qui peut télécharger et modifier, pour lequel la société offre des services – eux payants – de formation, de développement, de support… Avec le temps, le modèle s’est complexifié mais est toujours resté résolument centré autour du logiciel libre.

Et c’est loin d’être la première fois qu’un géant du logiciel libre est racheté pour une somme importante. En juin, Microsoft a ainsi déboursé 7,5 milliards de dollars (6,56 milliards d’euros) pour acquérir le service d’hébergement et de gestion de projets GitHub, qui permet aux développeurs de partager et de stocker le code qu’ils créent. « C’est une manière de parier sur l’avenir », analyse Pierre-Yves Gosset, de l’association Framasoft qui promeut l’usage du logiciel libre. « La première raison [de ces acquisitions], c’est de racheter les concurrents. Mais c’est aussi [dans les entreprises et projets du logiciel libre] que se trouvent les bons développeurs, le code performant. »

Au-delà des considérations stratégiques, le rachat de Red Hat « montre la viabilité du modèle économique » du logiciel libre, juge Lionel Maurel, juriste et membre du bureau de l’association La Quadrature du Net. « Tout le monde a répété cette phrase : “Le logiciel libre a déjà gagné, mais personne ne le sait.” Le modèle est déjà dominant dans les serveurs ; IBM va pouvoir utiliser ce rachat pour développer des solutions de cloud [informatique dématérialisée], un domaine très concurrentiel. » Car si Linux reste très minoritaire sur les ordinateurs individuels, loin derrière Windows de Microsoft et Mac OS d’Apple, le système d’exploitation libre est le leader dans les serveurs qui font tourner les grands services du Web. D’Amazon à Facebook en passant par Google, dont une version modifiée du noyau Linux est au cœur d’Android, tous les géants du Web ont recours à Linux pour leurs gigantesques infrastructures.

Pour les très grands groupes, Linux est donc un enjeu stratégique majeur. Il est loin le temps où le flamboyant PDG de Microsoft Steve Ballmer décrivait Linux comme un « cancer » – l’entreprise fondée par Bill Gates a ouvert certains de ses brevets pour faciliter le développement du logiciel libre, et a rejoint les sponsors de la Fondation Linux, qui supervise l’évolution du logiciel, aux côtés de Google, d’Intel ou de Samsung. Les grandes sociétés du logiciel, des réseaux ou du matériel investissent aussi largement dans le développement même du logiciel, offrant du temps de travail de leurs ingénieurs pour améliorer Linux ou développer de nouvelles fonctionnalités.

C’est le cas, par exemple, chez Facebook, qui fait partie des trente plus importants contributeurs au code de Linux ; le logiciel fait tourner les serveurs de l’entreprise. Les ingénieurs ont une grande liberté en interne pour proposer des améliorations au logiciel, explique Chris Down, ingénieur de Facebook basé à Londres, qui travaille notamment sur des optimisations permettant à Linux de consommer moins d’énergie. « Chez Facebook, il y a une grande confiance dans les ingénieurs : ce sont eux qui sont confrontés aux problèmes et qui sont les mieux placés pour les résoudre », dit-il.

En plus d’une équipe fixe de « quelques dizaines de personnes », tous les ingénieurs disposant des compétences nécessaires sont incités à participer à des projets d’amélioration de Linux. Au quotidien, des informaticiens du réseau social travaillent donc main dans la main avec ceux de Red Hat, ou avec ceux de Google, pourtant leur concurrent. « C’est une approche très bénéfique », juge M. Down. « Si nous gardions ces améliorations pour nous, le monde avancerait sans nous. Améliorer le noyau Linux bénéficie à la communauté, mais cela nous apporte aussi beaucoup de choses, c’est une bien meilleure manière de résoudre les problèmes. »

La situation est similaire au conseil d’administration de la Fondation Linux, où siègent des membres majoritairement élus par les sponsors qui donnent le plus d’argent – la donation annuelle pour être membre « platine » est de 500 000 dollars. IBM et Intel, Samsung et Huawei, Facebook et Google : les rivaux de toujours collaborent à l’attribution des budgets et à la gouvernance de la puissante fondation. Ce qui fait aussi grincer des dents. Linux a historiquement été porté par des développeurs animés par des idéaux d’égalité… et une très forte méfiance envers les grandes sociétés de l’informatique.

Une partie des développeurs très investis dans le projet voient donc d’un mauvais œil le rôle de plus en plus grand des géants du Web dans la fondation et le développement de Linux. Ce que M. Gosset, de Framasoft, décrit, en parlant du rachat de Red Hat, comme un « mouvement de concentration inquiétant qui vise à avoir un oligopole d’entreprises gouvernant le numérique. Avec 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière (pour Amazon ou Apple), ces grandes sociétés sont capables d’investir dans n’importe quelle entreprise et définissent nos façons de consommer. Jusqu’où détiennent-elles le numérique ? »

« Les membres payants contribuent en fournissant des ressources à la fondation, mais cela ne leur rapporte rien au niveau technique », répond Mike Dolan, vice-président chargé des programmes stratégiques de la Fondation Linux. « N’importe qui peut contribuer au code dans le monde entier ; ce sont les personnes qui font le développement qui prennent toutes les décisions. Toutes nos règles de gouvernance sont écrites et accessibles en ligne. Nous avons plus de 30 000 développeurs qui contribuent chaque mois : si notre modèle de gouvernance était mauvais, cela se verrait instantanément. »

Reste que la croissance ultrarapide de la fondation, qui accueille une nouvelle entreprise adhérente tous les jours depuis le début de l’année, a quelque peu bouleversé certaines pratiques anciennes. Y compris au plus haut niveau : le 18 septembre, Linus Torvalds, le créateur original de Linux qui a la main sur toute la partie technique du projet, a annoncé quitter temporairement son poste, pour « mieux apprendre à comprendre les émotions des autres et y répondre de manière appropriée ». Connu pour ses commentaires parfois très violents à l’encontre d’autres développeurs sur les listes de discussion liées à Linux, M. Torvalds a repris son poste le 22 octobre ; entre-temps, un nouveau code de conduite pour les contributeurs a été adopté par la Fondation Linux.

Derrière le succès de Red Hat et la croissance phénoménale du projet Linux, ce sont bien deux visions d’Internet et du logiciel qui s’affrontent. « Du point de vue du symbole, le rachat de Red Hat par l’une des plus grandes entreprises mondiales, c’est une reconnaissance de la fiabilité et de la qualité du logiciel libre », estime Christian Pierre Momon, de l’association April, qui promeut le logiciel libre. « Mais du point de vue éthique, c’est catastrophique : IBM, comme beaucoup d’autres grands groupes, a bien compris les avantages du modèle de développement “open source”, mais n’a donné aucun signe de vouloir faire du logiciel libre. »

Open source ou logiciel libre, la nuance est subtile pour les non-initiés. Les deux termes désignent des logiciels dont le code est librement consultable, modifiable et rediffusable, mais le terme « logiciel libre » met l’accent sur une philosophie donnant le pouvoir à l’utilisateur. « Le mouvement open source est une méthodologie de développement ; le mouvement du logiciel libre, un mouvement social », résumait l’informaticien et théoricien fondateur du mouvement Richard Stallman.

Or, ce que plébiscitent aujourd’hui les grands groupes, c’est avant tout ce mode de développement collaboratif dans le numérique mais aussi dans d’autres secteurs, allant de l’énergie à l’automobile. « Ces cinq dernières années, nous avons vu des industries qui existent depuis plus d’un siècle se convertir à ce modèle », explique Arpit Joshipura, à la Linux Foundation. « C’est beaucoup plus efficace que l’ancienne pratique consistant à créer des standards : on peut déployer des innovations très rapidement, et c’est crucial pour le succès d’un produit. » « Pour un éditeur, l’open source a d’immenses avantages, constate M. Momon. On mutualise tous les coûts : quand je donne une journée de travail d’un de mes ingénieurs, j’en récupère 150. C’est pragmatique et efficace. »

Mais l’efficacité peut aussi occulter en partie la philosophie du logiciel libre. « Ce rachat, c’est la victoire du mouvement open source, mais cela peut aussi être la défaite du mouvement historique du logiciel libre », s’inquiète Sébastien Broca, sociologue et auteur d’Utopie du logiciel libre (Le Passager clandestin, 2013). « Dans les principes formulés par Richard Stallman, c’est moins l’efficacité des logiciels qui importe que le fait de maintenir les libertés des utilisateurs. »

Au sein de la communauté du libre, les récents rachats suscitent un débat, et pour certains, un véritable malaise. « Les “communs du libre” ne risquent-ils pas de devenir des “communs du capital” ? », s’interroge Lionel Maurel, établissant un parallèle entre les dons des géants d’Internet et « l’ère du paternalisme industriel tel qu’il avait cours à la fin du XIXe siècle, lorsque les grands capitalistes lançaient sur une base purement volontaire des “bonnes œuvres” pour compenser par la philanthropie les dégâts humains et sociaux causés par une économie de marché débridée ».

Il défend l’idée d’une nouvelle cotisation sociale qui serait payée par les plates-formes et viendrait rémunérer un « droit à la contribution », sur le modèle du « droit à la formation » dans les entreprises. En France, un tel droit n’existe pas encore, mais depuis mai, les agents de la direction interministérielle des systèmes d’information et de communication de l’Etat (Dinsic) ont la possibilité de participer à des projets libres extérieurs, avec l’accord de leur hiérarchie.

D’autres solutions juridiques commencent à émerger, de nouveaux types de licence par exemple, pour imposer aux grandes plates-formes le respect de certains principes, sans renoncer à la sacro-sainte liberté donnée à tous les utilisateurs. « Dans le secteur de l’économie sociale et solidaire, les acteurs s’inquiètent de voir leurs outils pillés par des entreprises à but lucratif », constate Michel Bauwens, de la fondation P2P, qui estime qu’on peut à la fois « maintenir l’idée de partage des connaissances et demander une réciprocité en cas d’exploitation commerciale de biens communs ».

Damien Leloup
Claire Legros

https://www.lemonde.fr/long-format/arti … 45421.html

#22 Re : [F29] Installation de Fedora 29 » [Résolu] Lien symbolique absent depuis mise à jour. » 10/11/2018 17:03:21

madko a écrit :

Aucune idée de comment tu aurais eu ces fichiers ?

Il s'agit de fichiers en provenance de Brother qui étaient liés à la version 2 de brscan alors que Brother en est à la version 4

https://support.brother.com/g/s/id/linu … edirect=on

#23 Re : [F29] Support général » [Résolu] Topicon Plus ou équivalent pour Fedora 29 » 09/11/2018 11:27:59

madko a écrit :

explique nous peut être ce que c'est sensé faire ? Tu auras plus de chance que quelqu'un connaisse un équivalent.

Voir: https://forums.fedora-fr.org/viewtopic.php?id=67102

#24 Re : [F29] Support général » [Résolu] imprimante jet d'encre BROTHER F29 » 09/11/2018 00:54:47

Quel modèle de Brother ?

Quelle connexion: USB, ethernet, WiFi ?

Si l'imprimante est connectée en USB que retourne la commande:

lsusb

Si elle est connectée en ethernet ou en WiFi que retourne la commande:

sudo nmap -sn 192.168.1.0/24

192.168.1.0 étant à adapter en fonction de ton réseau WiFi.

#25 Re : [F29] Matériel » Changement de disque sur un Amilo Xi 1526 » 07/11/2018 23:42:24

Peux-tu booter sur un Live USB et copier dans cette discussion le retour de la commande

lspci

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